"Et Dieu s'est fait arbre ?"

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Dimanche 28 novembre 2021 - 1er dimanche de l'Avent

« ET DIEU S’EST FAIT ARBRE ? »

 

C’est l’Avent. Bientôt résonnera à nouveau, le splendide prologue de St. Jean : « et le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous » (Il a planté sa tente parmi nous). Que Dieu soit né comme être humain en Jésus Christ, confirme le livre de la Genèse, que Dieu a créé l’homme et la femme à son image et à sa ressemblance : l’être humain reçoit la vie pour l’éternité et est doté d’une intelligence raisonnable, d’une volonté qui lui laisse faire des choix, d’une conscience et d’une responsabilité morale à faire le bien et à éviter le mal, d’une réalisation de soi qui se trouve dans l’amour de communion et de relation. C’est ce qui fait la différence entre un sujet et un objet vivant. Cependant un sujet, un être humain, a des devoirs et donc des droits.

En ces jours à Bordeaux, très en vogue : la charte des ‘droits’ des arbres : L'arbre, être vivant sensible aux modifications de son environnement, doit être respecté en tant que tel, ne pouvant être réduit à un simple objet. […] Dans ces conditions l’arbre a droit au respect de son intégrité physique, aérienne (branches, tronc, feuillage) et souterraine (réseau racinaire). […] L'arbre est un organisme vivant dont la longévité moyenne dépasse de loin celle de l'être humain. Il doit être respecté tout au long de sa vie, avec le droit de se développer et se reproduire librement, de sa naissance à sa mort naturelle… L’arbre doit être considéré comme sujet de droit […] Pour répondre aux besoins des hommes, certains arbres sont plantés puis exploités, échappant forcément aux critères précédemment cités.

Ouf ! Saint Joseph, charpentier, n’est pas mis au chômage technique et le vin peut continuer à couler à Bordeaux en taillant cruellement la vigne. Par cette figure de style, voulue par ses auteurs, cette charte pourrait faire sourire. Mais divulguée, prise au pied de la lettre, l’arbre aurait plus de droits que l’être humain en France, pays qui propose d’enlever le droit à la vie de l’enfant pas encore né, jusqu’à sa 14ème semaine de vie, et qui ne respecte plus la mort naturelle de la personne en fin de vie.

Et si on parlait de la charte des DEVOIRS de l’arbre ? : avoir des branches solides pour porter les guirlandes qui partagent la lumière et la fête dans les rues, avec nos frères SDF ; avoir des troncs larges pour absorber les crottes de chiens ; produire du bois flottant pour des planches qui empêcheraient nos frères et sœurs migrants de se noyer dans la Manche ou la Méditerranée … Désolé pour la grossièreté de ma colère, ce n’était qu’une simple figure de style … Maranathà ! Viens Seigneur Jésus ! (nous sauver).

Père Benoît

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