Homélie du Père Benoît - Dimanche 17 mai 2020 - 6e dimanche de Pâques

installation Père Benoit-13Maintenant qu’Il retourne auprès du Père Il nous enverra un autre défenseur, son Esprit Saint, l’Esprit de vérité,

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« Il y eu dans cette ville une grande joie … »

« Il y eu dans cette ville une grande joie … » , de quelle ville parle St. Luc dans ses Actes des Apôtres ? De Bordeaux ? De Venise en carnaval ? Non, d’une ville en Samarie dans une région plutôt détestée par les Juifs, un pays de collaborateurs ou d’infidèles à la Loi de Moïse.

D’où vient tout à coup ce grand changement, cette joie comme une nouveauté ?

C’est l’annonce de Jésus Christ, en paroles et avec ses signes, par le diacre Philip qui a déclenché cette joie sur un terrain triste. Les Samaritains accueillent le don de la Parole et reçoivent le baptême au nom du Seigneur Jésus. Mais il faut que des apôtres, des colonnes de la Première Eglise, les premiers évêques arrivent pour imposer les mains et donner cet autre don, cet autre défenseur : l’Esprit Saint. On peut y distinguer déjà les sacrements du baptême suivi par le sacrement de la confirmation.

 Comprenons comment est important la mission, comment c’est urgent d’annoncer Jésus Christ ! Dans la deuxième lecture St. Pierre exhorte nous aussi : « Soyez prêts à tout moment de rendre raison de l’espérance qui est en vous, faites-le avec douceur et respect. »

Rendre raison veut dire expliquer pourquoi nous croyons en Jésus Christ, pourquoi nous croyons dans la Vie éternelle. Pierre, le premier Pape, nous demande de suivre l’exemple de Philippe. L’Eglise aujourd’hui a besoin de nouveaux Philippes ! Nous sommes trop immobilisés par la peur. La peur nous a rendu muets. Nous avons oublié que le message de l’Evangile fait éclater la joie, que l’annonce de Jésus est une Bonne nouvelle et pas une triste, monotone chanson vieux jeu. C’est seulement cette joie qui peut nous libérer de la peur des malentendus et des persécutions. Mieux souffrir en faisant le bien a l’exemple de Jésus.

 

L’Evangile de ce dimanche est la promesse de ce que nous venons d’écouter dans les lectures : le Fils de Dieu a été notre premier paraclet ou avocat, Il nous a défendu contre les attaques du démon. Maintenant qu’Il retourne auprès du Père Il nous enverra un autre défenseur, son Esprit Saint, l’Esprit de vérité, qui continuera à nous défendre contre les mensonges de Satan. Et c’est par la porte de l’Amour, par Jésus, que nous entrons dans cette communion avec le Père et le Saint Esprit. Quelle magnifique promesse : Jésus ne nous a pas laissé orphelins, Il est revenu ressuscité et en plus il nous a donné l’Esprit Saint qui restera aussi toujours avec nous. Qu’est ce qui nous manque pour suivre l’exemple de Philippe ? Après chaque communion où Jésus est en nous et nous en Jésus nous devrions sortir suralimentés, survoltés, impulsés à annoncer les raisons de notre foi.

 

La France et l’Europe à ce moment ressemble beaucoup à la Samarie du temps de Jésus : une terre grise et sèche. Caché en dessous d’une mince nappe de joie superficielle pour le déconfinement, il y a beaucoup de tristesse à fleur de peau, des angoisses, peurs et désespoir pour le futur. (exemple des insomnies et cauchemars du petit Noah, fils d’aide-soignante, besoin d’aide de psychologue pendant le confinement : il avait peur que sa maman allait mourir … )

 

Grande majorité de la population continue à vivre comme des païens, infidèles aux commandements de l’amour de Jésus car ils n’ont pas connu l’Esprit de Dieu, ils ne connaissent pas Jésus.

Ils attendent des Philippes ! Des Philippes pour annoncer Jésus et des prêtres et évêques pour imposer les mains et donner l’Esprit Saint. Et ces Philippes ne tomberont pas du ciel mais sortiront de nos assemblées, de nos familles, de nos paroisses !

« et il y aura dans nos villes une grande joie ! … » Amen.

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