Homélie du Père Benoît - Dimanche 4 octobre 2020

installation Père Benoit-13La vigne qui est votre coeur est si belle que Dieu veut y entrer et y rester 

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« Aurais-je pu faire quelque chose de plus?»

27e Dimanche (A)

Premières Communions

 

« Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? » Non, ce n’est pas la question du propriétaire du château Cheval Blanc après ses calcules de la vendange de cette année. Non.

« Qu’aurais-je pu faire de plus pour vous, ma vigne, mon peuple, pour vous mon fils, ma fille ? » C’est la question que Dieu se pose aujourd’hui à chacun de nous.

Dieu, aurait-il pu nous montrer encore plus d'amour qu'en Jésus-Christ, son Fils ?

Où sont donc nos beaux raisins, nos fruits d'amour et de sainteté ?

 

La question « Aurais-je pu faire quelque chose de plus?» est la question typique qui nous vient à l'esprit lorsque nous sommes confrontés à une déception, à l'échec, à un drame:

 - Des concours, des examens râtés ! Aurais-je pu faire un peu plus? Aurais-je pu étudier plus ou mieux?

- Mon fils ou ma fille est sur la mauvaise voie. Aurais-je pu faire quelque chose de plus en tant que père ou en tant que mère pour empêcher ce déraillement ?

- Une relation d‘amour qui sèche lentement, où le coin de l’auto-isolement clive les deux parties pour terminer en naufrage sur les rochers : Aurais-je pu faire plus de ma part pour éviter la cata ?

- Et vis-à-vis de la mort accidentelle d’un proche, nous savons comment cette question peut devenir une vraie torture, un remords qui nous poursuit la reste de notre vie : Aurais-je pu faire quelque chose pour éviter cet accident, ce drame ou cette maladie ?

 

Le propriétaire envoie des serviteurs à sa vigne, des prophètes à son peuple élu, mais ils sont assassinés. Finalement, après avoir tout essayé, «au bout de sa corde», Dieu envoie son propre Fils dans ce monde, mais nous sommes ces vignerons qui ont assassiné le Fils bien aimé sur la croix à cause de nos péchés.

Essayons d'ouvrir une fenêtre dans le cœur de Dieu afin de ressentir les mêmes sentiments que Lui, cette torture d’impuissance du Tout-puissant: qu'aurais-je pu faire de plus pour que mes enfants aient accepté mon Amour, mon Fils?

Mais Dieu ne paie pas le mal par le mal. La preuve aujourd’hui ce sont ces 9 enfants qui se sont très bien préparés à recevoir pour la première fois Jésus dans la sainte Eucharistie.

Dieu est Amour et toujours fidèle. Dieu a répondu par la résurrection de son Fils. Dieu n'a pas détruit sa belle et merveilleuse vigne, chacun de nous. Mais Dieu orna encore plus, perfectionna davantage sa vigne. Dieu a décidé: "Mon Fils restera à jamais entre les murs de la vigne, comme le pain, pour nourrir les vignerons et toute la vigne." Jésus ressuscité reste avec nous, Il reste dans les murs de notre cœur dans l'Hostie, dans l'Eucharistie.

 

Chers enfants, votre coeur est comme une vigne précieuse, comme un Cheval Blanc: avec l’aide de vos parents et de vos catéchistes l’Esprit Saint a bien préparé la terre de votre coeur. La confession a déraciné les ronces et enlevé les pierres, zéro péché, purs comme au jour de votre baptême. Votre foi en Dieu est devenue une cloture qui protège votre coeur du mal, des mensonges qui essayent d’y pénétrer comme des sangliers féroces. Votre espérance est devenue une tour de garde d’où l'on voit déjà arriver les rayons de soleil même si des bacs de pluie nous tombent encore dessus. Le soleil qui est Jésus. Et votre charité est devenue comme un pressoir où vos bonnes actions coulent comme un bon jus de raison où tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges coulent et galoppent comme un Cheval Blanc.

 

La vigne qui est votre coeur est si belle que Dieu veut y entrer et y rester et pour la première fois ce sera aujourd’hui. Dieu qui est infiniment grand veut se faire tout petit, tout petit dans une hostie. C’est ça aimer, se savoir faire petit.

Jésus veut rester avec nous et partager notre vie, nos joies et nos peines. Jésus donne son corps comme du pain car Il veut nous donner la force et l’énergie pour vivre selon son exemple.

Vous êtes 9 et chacun de vous recevra le même Jésus dans une hostie et rien ne vous séparera de Jésus. Mais ça veut dire aussi que rien ne peut vous séparer entre vous les 9 enfants car vous êtes unis par Jésus. Aujourd’hui des enfants en Afrique, aux Etats Unis, en Allemagne, en Angleterre en Russie ou en Chine recevront aussi, comme vous, le même Jésus dans l’Eucharistie. Ça veut dire aussi que rien ne peut vous séparer de tous ces enfants. Nous sommes tous frères et soeurs. C’est ce même message, Fratelli tutti,  que le Pape François a signé hier soir de sa visite à Assise, la veille de la fête de saint François d’Assise, la fête de votre Première Communion.

Prions Saint François pour que cette journée puisse être la plus belle de votre vie et que vous puissiez rester toujours fidèles à ce grand rendez-vous d’amour chaque dimanche à la Messe, ce coeur à coeur brûlant d’amour. Amen.

 

 

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