Homélie du Père Benoît - Dimanche 5 juillet 2020

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Jubilez ! Criez de joie !

Jubilez ! Criez de joie ! c’est le thème de la Parole de Dieu de ce dimanche.

Dans l’Evangile nous venons d’écouter un joyau de la prière de Jésus : l’hymne de la jubilation messianique. C’est touchant écouter la louange de Jésus lui-même ici à l’église de Belcier où avant-hier, vendredi soir nous avons terminé la dernière soirée de louange avant les vacances avec un verre d’amitié dehors devant l’église (il y a même une jeune qui a laissé tomber son verre de 7up bien sucré, bien collant mais Christiane n’a rien vu 😊 ).

Benoit XVI explique comment le vrai sens en grecque du verbe « je proclame ta louange » indique principalement deux choses: la première, c’est «reconnaître jusqu’au bout»; la seconde, c’est «être d’accord». Jésus reconnaît donc jusqu’au bout l’agir de Dieu le Père, et en même temps, Il est totalement d’accord avec la façon d’agir de son Père.  Jésus assume consciemment et joyeusement le projet du Père. L’Hymne de jubilation est le sommet d’un chemin de prière qui révèle la communion parfaite, profonde et intime de Jésus avec la vie du Père dans l’Esprit Saint.

 

Afin de pouvoir connaitre une personne, il faut des relations de communion, des liens d’expérience personnelle avec lui. Un professeur d’histoire, spécialisé dans Napoleon, pourra bien connaitre par cœur toutes les biographies napoléoniennes, tout wikipedia et la bataille de Waterloo en Belgique mais il ne pourra jamais dire qu’il a connu Napoleon. Il lui manque l’expérience vitale de communion avec lui.

 

C’est la louange de Jésus : c’est seulement lui-même, comme Fils, qui vit en communion parfaite avec le Père, c’est donc seulement lui comme Fils qui connait parfaitement le Père. Et le Père a envoyé son Fils sur la terre pour se faire connaitre aux hommes. Pour connaitre jusqu’au bout le Père nous devons d’abord entrer en communion avec le Fils et devenir ses disciples. Ce ne sont pas les connaissances magistrales des cultivés et puissants du monde, des docteurs en théologie ou philosophes qui peuvent donner connaissance de Jésus et communion avec Lui. Mais c’est l’engagement des petits et simples de cœur à la suite de Jésus. Caché aux sages et aux savants, révélé aux tout-petits. Je vous demande à chacun de vous : avez-vous fait l’expérience personnelle de Jésus dans votre vie ? Sinon, supplier cette grâce car sans celle-là, vous sécherez comme l’herbe fraiche sous les canicules de l’été.

 

L’Hymne de jubilation conclut avec un des appels les plus poignants de Jésus: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos». Jésus demande d’aller à Lui, qui est la vraie sagesse, à Lui qui est «doux et humble de cœur». Cette humilité du Roi de la paix, annoncé par le prophète Zacharie dans la première lecture et lors de nos Dimanches des Rameaux : assis pauvre et victorieux sur le dos d’un petit âne. Pas de chars de guerre, pas de chevaux de combat, pas de puissants ou savants de cette terre. Ce roi qui vient nous sauver, nous soulager, propose «son joug», la voie de la sagesse de l’Evangile qui n’est pas une doctrine à apprendre ni une proposition éthique, ni une gnose d’accumulation de connaissances mais une Personne à suivre: Lui-même, le Fils unique en parfaite communion avec le Père.

 

Que cette église de Belcier devienne trop petite pour toutes les bouches qui veulent proclamer ta louange, Père du ciel et de la terre ! Que les Chrétiens qui te reconnaissent jusqu’au bout, Père et qui sont totalement d’accord avec ton projet du salut soient plus nombreux dans cette église que les étournaux dans les arbres du parc à côté qui à leur façon aussi donnent gloire à leur créateur.

Amen.

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