Homélie du Père Benoît - Dimanche 20 avril 2020 - Dimanche de la Divine Miséricorde (A)

installation Père Benoit-13La miséricorde est ce vêtement lumineux avec lequel Dieu nous a vêtu la nuit de Pâques ou au moment de notre baptême.

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Une prière qui fait le tour de toute la liturgie de ce deuxième dimanche du temps pascal : miséricorde, foi, Pâques, baptême, l’Esprit, sang.

Sacré Coeur, St. Jean Belcier, Bordeaux, 19 avril 2020
2ième Dimanche de Pâques (A)
(domenica in albis, Dimanche de la Miséricorde Divine)


« Dieu de miséricorde infinie, tu ranimes la foi de ton peuple par les célébrations pascales ; augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés. »
Voilà une vraie prière collecte (nom donné à la prière d’ouverture de la Messe). Une prière qui fait le tour de toute la liturgie de ce deuxième dimanche du temps pascal et qui colle tous les éléments ensemble : miséricorde, foi, Pâques, baptême, l’Esprit, sang.


1) La miséricorde, dimanche de la Divine Miséricorde, une miséricorde qui est infinie. C’est le grand cadeau de Pâques de Dieu à chacun de nous. Pas des œufs aux chocolat ou des poules, poussins, lapins ou cloches en cacao mais la miséricorde. Ce matin en priant les laudes mon intention personnelle était que nous devenions aussi des hommes de miséricorde. Mais juste avant moi c’était le tour du Père Stephen qui a prié pour que chacun de nous, nous fassions l’expérience personnelle de la miséricorde infinie de Dieu dans notre propre vie, combien nous sommes aimés par Lui. L’Esprit Saint a assuré la bonne priorité. C’est vrai, d’abord nous devons faire l’expérience de la miséricorde de Dieu avec nous même pour après, pouvoir à notre tour, la vivre et la partager avec nos frères et sœurs.
La première lecture en est une illustration magnifique : tout parle de communion, d’unité de cœur, d’engagement assidu, de joie.


2) L’Esprit Saint, ce don reçu par l’eau du baptême, ce rayon bleu qui sort du cœur de Jésus Miséricordieux sur l’image, réalise vraiment une nouvelle création à partir de Pâques, l’Esprit de communion, d’unité et de joie, vraiment le Souffle imprévisible, un grand cadeau de Pâques aussi que Jésus donne à ses apôtres.
(Il parait que pendant ce confinement à cause du virus nous ne pouvons plus souffler les bougies sur le gâteau d’anniversaire mais nous devons utiliser un sèche-cheveux … Ce dimanche Jésus aurait dû utiliser un sèche-cheveux pour souffler sur ses apôtres pour leur donner son Esprit Saint … )


3) Le sang, ce rayon rouge qui sort du côté transpercé de Jésus sur l’image de sœur Faustine. Pas de Pâques sans Vendredi Saint. Pas de résurrection sans Eucharistie. Dans la deuxième lecture Saint Pierre en fait allusion : la foi dans la résurrection, celle de Jésus sans avoir vu, et notre propre résurrection, nous donne une joie immense, une joie qui nous donnera la force pour passer les épreuves, pour porter, supporter le sang.


4) La foi : « heureux ceux qui ont cru sans avoir vu ». Saint Thomas a été mis à l’épreuve pour notre bien, pour venir à l’aide de notre incrédulité et celle de tous les temps et de tous les empiristes et rationalistes. Thomas a répondu avec sa vie à cette apparition personnelle à lui. Il a voyagé jusqu’en Inde pour proclamer la résurrection et y donner sa vie. Probablement l’apôtre qui a parcouru plus de kilomètres.


5) Domenica in albis : le dimanche où les nouveaux baptisés pourraient enlever leurs aubes blanches qu’ils avaient portées depuis leur baptême la nuit de Pâques. La miséricorde est ce vêtement lumineux avec lequel Dieu nous a vêtu la nuit de Pâques ou au moment de notre baptême. (Benoit XVI). C’est un vêtement que nous devons toujours porter. Soyons des hommes et des femmes de miséricorde, formons une Église comme une grande famille de miséricorde. Amen.

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+