Homélie Père Benoît - dimanche 2 août 2020

installation Père Benoit-13Nous avons besoin de la bénédiction de Jésus qui multiplie nos actions et nos efforts.
Et l’homme ne vit pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu.

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Jésus ne veut pas que nous souffrions de la faim, ni physique, ni spirituelle.

L’évangile nous raconte comment Jésus voulait passer quelques moments de vacances avec ses

12 apôtres : éviter les bouchons et arriver à un endroit désert pour être seuls, pour se reposer, pour profiter de la nature et de l’amitié entre eux, pour pleurer la mort de Jean le Baptiste.

Mais les foules, pire que les journalistes et paparazzi, ont piraté sa destination secrète et arrivent avant Jésus à son lieu privé caché.

Et quelle est la réaction de Jésus en voyant ces mêmes foules qu’Il avait voulu laisser de côté pour un moment mais qui le poursuivent ? Est-ce qu’Il râle et soupire ? ( ma seule journée libre à nouveau tombée à l’eau, gâchée, sabordée …) Pense-t-Il à soi-même ? Est-ce qu’Il maudit les foules, ces gens collants et énervants ? NON ! Pas du tout ! Tout au contraire ! : Il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Jésus s'oublie soi-même, Il oublie son propre projet et ses propres désirs et Il donne son temps, Il sacrifie son temps libre, Il se donne soi-même. Notre Dieu est DON et pas calculatrice mesquine, calculant toujours tout jusqu’à 3 chiffres après la virgule…

Et comme cela n’était pas encore suffisant : Jésus donne à manger à chacun sans distinction. Il ne veut pas que nous souffrions de la faim, ni physique, ni spirituelle.

Comment ne pas penser au scandale de la faim encore aujourd’hui sur notre planète. 20% de la population mondiale consume 80% de ses richesses et nous faisons partie des 80%. Encore aujourd’hui des enfants, un peu de peau sur un squelette, meurent de faim. Nous pouvons envoyer une espèce d’hélicoptère sur Mars, nous avons les moyens de faire arriver des armes et les distribuer partout mais nous restons incapables de distribuer notre pain. Encore aujourd’hui

Jésus nous dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Si la justice et les conditions minimales pour une dignité humaine sont les conditions pour avoir la paix, nous sommes encore loin de cette paix.

Et que dire de la faim et de la soif spirituelle ici en France et les pays riches ? De cette pauvreté, oui, misère morale ? D’une classe politique qui est plus pressée à faire voter et avancer leur agenda idéologique sur la bioéthique que de discuter et de voter des solutions pour la grande crise humanitaire. Qui d’entre vous est informé, est conscient de ce qui a été voté vendredi à Paris ? Ils le font pendant l’été, en vitesse presqu’en secret : enlever tous droits à l’enfant à naitre, planifier et fabriquer des enfants sans père, transformer l’enfant à naitre en objet de désir personnel, en objet du marché, objet de manipulations et sélections eugénistes. Il y avait même la proposition d’enlever aux médecins leur droit à l’objection de conscience contre l’avortement. Donc, si nous ne nous réveillons pas, tous les médecins seront bientôt obligés de tuer des enfants avant leur naissance, ils ne pourront plus refuser. Réveillons-nous, nous sommes déjà bien avancés dans une nouvelle dictature, la dictature du relativisme.

 

Aujourd’hui aussi, Jésus, regarde ce monde avec compassion, Il ne maudit pas. Mais le respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle est condition pour avoir la paix.
Il y a 40 ans déjà sainte Mère Thérésa de Calcutta disait : si vous tuez l’enfant innocent, né ou pas encore né, vous allez terminer à vous entretuer les uns les autres. Ne soyons donc pas surpris pour la violence qui éclate partout : à Bordeaux, vous demandez gentiment à quelqu’un de porter le masque et vous recevez tranquillement un couteau entre vos cotes ; hier au Lidl : 2 clients qui devaient attendre un peu trop selon leur gout personnel, qui perdent leur tête et leur dignité et commencent à insulter les caissières avec une violence verbale jamais entendue…

 

Comme les apôtres, nous devons reconnaitre que le défi nous dépasse. Nous n’avons que 5 pains et 2 poissons. Rien pour venir à l’aide de la misère matérielle, spirituelle et morale de la planète.

Nous avons besoin de la bénédiction de Jésus qui multiplie nos actions et nos efforts. Et l’homme ne vit pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu. Pour cela nous nous réunissons pour célébrer l’Eucharistie, pour revivre chaque dimanche le miracle de la multiplication des pains pour être nourri et fortifié par son propre corps et ainsi devenir plus semblables à Jésus, des personnes généreuses et courageuses.

L’Évangile termine : « ils furent tous rassasiés ». Imaginez-vous la joie de cette réunion autour de Jésus. La journée libre, de vacances de Jésus s’est transformée en journée de vacances, de joie pour tous.
Non pas de GPA pour tous, oui, la joie pour tous !

Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Venez à Moi ! dit le Seigneur, Écoutez et vous vivrez ! Je me suis engagé envers vous par une alliance éternelle, l’alliance du pain multiplié, l’alliance de mon Corps donné.

Oui, Saint Paul, tu as raison : rien ne nous séparera de l’amour du Christ ! RIEN !

Amen.

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